Méthode
Lecture : 2 minutes. Cette page explique d'où viennent les chiffres de Concorde, comment ils sont combinés, et ce qu'ils ne veulent pas dire.
En une phrase : Concorde additionne des intentions de vote publiées par des instituts de sondage, puis retire une partie de cette somme pour tenir compte du fait que des électeurs ne suivent pas forcément une alliance qui ne leur ressemble pas. Le résultat est une simulation, pas un sondage.
1. D'où viennent les chiffres
- Uniquement des sondages publiés, avec institut, commanditaire, dates de terrain, taille d'échantillon et lien vers le document d'origine. Un chiffre sans ces mentions n'entre pas dans la base.
- Chaque sondage contient souvent plusieurs scénarios (hypothèses de candidats). Nous retenons un seul scénario par sondage, dit « principal » : celui que l'institut met en avant, ou, à défaut, celui dont la liste de candidats est la plus proche des candidatures effectivement déclarées. Le choix est noté dans les données et visible sur la page « Sources ».
- Le score d'un candidat = moyenne simple de ses intentions de vote au premier tour dans les scénarios principaux dont le terrain s'est terminé dans les 30 derniers jours (en dates calendaires, jour J−30 inclus). S'il y a moins de sondages que cela, nous prenons les 3 derniers disponibles.
- Un sondage publié deux fois (même institut, même terrain, même échantillon, deux commanditaires) compte une seule fois.
- Un candidat qui n'est testé dans aucun scénario principal de la période reçoit un score de repli : la moyenne de ses 3 derniers scénarios secondaires (ceux qui le testent). Sa carte porte alors la mention « hyp. » : c'est une hypothèse d'institut, pas la configuration de référence.
Les scores « hyp. » dans une coalition
Un scénario secondaire suppose une liste précise de candidats. Si A n'a été testé que dans des scénarios sans B, son score suppose l'absence de B : le reprendre tel quel dans une coalition avec B serait incohérent. Dans une coalition, chaque membre « hyp. » est donc recalculé ainsi :
- On cherche, parmi ses scénarios secondaires des 30 derniers jours, ceux qui testent aussi tous les autres membres sondés de la coalition (scénarios « compatibles »).
- S'il y en a au moins un, son score dans cette coalition est la moyenne des 3 plus récents. Le badge « hyp. » reste, et sa bulle cite le scénario retenu.
- S'il n'y en a aucun (il n'a été testé que dans des scénarios qui excluent un autre membre, explicitement « sans X » ou simplement sans le tester), on garde sa moyenne par défaut, mais elle est marquée « hypothèse fragile » : un ⚠ sur sa place, un court message au moment où on le place, et une fourchette élargie (voir plus bas).
- Les candidats testés dans le scénario principal ne changent jamais. Seuls les membres de la coalition sont concernés : les candidats hors coalition gardent leur score.
La même règle sert au poids, à la fourchette, au report, au défi, à la suggestion 💡 de chef de file, à la jauge du 1er tour, à la page de partage et à son image.
Exemple fictif : A et B sont testés dans le scénario principal ; C ne l'est que dans trois scénarios secondaires : « sans B » (C à 10 %), « avec B » (C à 4 %) et « sans A ni B » (C à 12 %). Seul, C vaut (10 + 4 + 12) / 3 ≈ 8,7 %. Dans la coalition A + C, deux scénarios testent aussi A : C y vaut (10 + 4) / 2 = 7 %. Dans B + C, un seul scénario teste aussi B : C y vaut 4 %. Si D (un autre candidat « hyp. ») n'a été testé que dans des scénarios sans B, la coalition B + D garde le score par défaut de D, signalé comme fragile : « D n'a été testé que dans des scénarios sans B : son score ici est une hypothèse fragile. »
- Pas de pondération par institut, pas de redressement, pas de lissage : une moyenne, rien de plus. C'est volontairement simple et vérifiable à la main.
- Un candidat apparaît dans l'atelier s'il est testé par au moins un institut ou s'il a déclaré sa candidature (ou qu'elle est pressentie, source à l'appui). Un candidat non sondé est marqué « non sondé » et compte 0 dans le poids d'une coalition.
2. Pourquoi on n'additionne pas simplement
Si le candidat A est à 22 % et le candidat B à 14 %, leur alliance ne « vaut » pas 36 %. Une partie des électeurs de B préférerait s'abstenir, voter blanc ou aller ailleurs plutôt que de suivre A, et inversement. C'est ce que les politologues appellent les reports de voix, et ils sont d'autant plus faibles que les deux candidats sont éloignés.
Concorde ne connaît pas les vrais reports (seuls des sondages de second tour les mesurent, candidat par candidat). Il les approxime avec un indice de compatibilité, décrit ci-dessous.
3. Comment la « fuite » est calculée
Pour une coalition de 2 à 5 candidats (1 chef·fe de file + 1 à 4 soutiens) :
- Chef·fe de file = la personne qui se présente, choisie par vous : le premier candidat placé, ou celui que vous désignez ensuite (couronne, ou glisser un soutien sur la place du chef). Si vous retirez le chef, le soutien au score le plus élevé prend sa place. Un chef non sondé compte 0 ; si aucun membre n'est sondé, aucun poids n'est calculé.
- Brut = la somme naïve des scores.
- Poids = score du chef + chaque score de soutien multiplié par sa compatibilité avec le chef.
- Fuite = Brut − Poids.
poids = score_chef + Σ score_soutien × compat(chef, soutien)
fuite = brut − poids
Le choix du chef change le résultat, et c'est voulu : des électeurs suivent plus ou moins volontiers selon qui mène. Exemple fictif : A (20 %), B (12 %) et C (8 %), soit un brut de 40. Compatibilités : A–B 0,5 ; A–C 0,9 ; B–C 0,3. Derrière A : 20 + 12 × 0,5 + 8 × 0,9 = 33,2 %. Derrière B : 12 + 20 × 0,5 + 8 × 0,3 = 24,4 %. Derrière C : 8 + 20 × 0,9 + 12 × 0,3 = 29,6 %. L'atelier signale quand un autre membre, comme chef, donnerait un meilleur poids.
La jauge se remplit jusqu'au brut, puis redescend jusqu'au poids. La zone hachurée est la fuite.
Exemple chiffré (fictif)
| Candidat | Score | Compatibilité avec A | Apport retenu |
|---|---|---|---|
| A (chef de file) | 22,0 % | — | 22,0 |
| B | 14,0 % | 0,59 | 14 × 0,59 = 8,3 |
| C | 6,0 % | 0,94 | 6 × 0,94 = 5,6 |
| Total | Brut 42,0 | Poids 35,9 |
Fuite : −6,1 pts. B est loin de A sur les deux axes et de famille différente : il apporte à peine 60 % de ses voix. C, très proche de A et de la même famille, en apporte presque tout.
Fourchette
Les sondages ne disent pas tous la même chose. Pour chaque membre, on prend son score le plus bas puis le plus haut parmi les sondages retenus pour la moyenne (mêmes règles : 30 derniers jours, scénarios principaux, doublons comptés une fois), et on recalcule le poids avec le même chef et les mêmes compatibilités. Un candidat testé seulement dans des scénarios secondaires garde son score des deux côtés, sauf si ce score est une hypothèse fragile dans la coalition (section 1) : la borne basse est alors le poids sans lui (sa contribution comptée 0), la borne haute le poids affiché. Dans l'exemple, si A varie de 20 à 24 %, B de 12 à 16 % et C de 5 à 7 %, la fourchette va de 20 + 12 × 0,59 + 5 × 0,94 ≈ 31,8 à 24 + 16 × 0,59 + 7 × 0,94 ≈ 40,0 %. C'est l'écart entre sondages, pas une marge d'erreur statistique.
Report des soutiens
Le report est la part des voix des soutiens qui suivent le chef : (poids − score du chef) / (brut − score du chef). Dans l'exemple : (35,9 − 22) / (42 − 22) ≈ 70 % ; les 30 % restants sont la fuite. Il n'est pas calculé quand aucun soutien n'est sondé.
Ce que ce chiffre ne dit pas : il n'intègre ni l'abstention différentielle, ni la dynamique de campagne, ni l'effet « vote utile », ni le fait qu'un candidat qui se retire ne transfère jamais 100 % de ses électeurs, même à son meilleur allié.
4. Comment la compatibilité est calculée
Deux axes, de 0 à 10
| Axe | 0 | 10 |
|---|---|---|
Économie (eco) | Interventionnisme, redistribution forte | Libéralisme économique |
Souveraineté (souv) | Souverainisme, rupture avec l'UE | Fédéralisme, approfondissement de l'UE |
Les placements sont éditoriaux : décidés à la main, personne par personne, à partir du programme, des votes et des prises de position publiques. Chaque placement est accompagné d'une phrase de justification et d'un lien source, consultables dans le détail de la fiche. Ils sont discutables, et c'est pour cela qu'ils sont sourcés.
La formule
La famille politique sert de troisième axe : sa position gauche-droite, ramenée de 0 à 10.
fam = ordre de la famille × 10 / 9 // 0 = extrême gauche … 10 = extrême droite
d = √( (eco_a − eco_b)² + (souv_a − souv_b)² + (fam_a − fam_b)² )
calc = exp( −(d / 6)² ) // 1 à distance nulle, ≈ 0,37 à d = 6, ≈ 0,02 à d = 12
calc += 0,10 si même famille politique
calc += 0,05 si familles adjacentes
calc = borné entre 0 et 1
Les familles politiques (extrême gauche → extrême droite, 10 familles) sont rangées dans un ordre fixe ; « adjacentes » veut dire voisines dans cet ordre. Le bonus traduit une réalité simple : deux candidats de la même famille ont des électorats qui se connaissent, même quand leurs programmes divergent.
La courbe en cloche (exp) est volontairement sévère : deux voisins restent presque entièrement compatibles, mais la compatibilité s'effondre vite quand la distance grandit. L'ancienne formule linéaire (1 − d / 14,14) donnait encore 57 / 100 à une alliance Lisnard + Hollande + Mélenchon.
Candidats « Hors clivage ». Certains candidats n'ont pas de place sur l'axe gauche-droite (famille « Hors clivage »). Pour toute paire qui en compte un, il n'y a pas de troisième axe ni de bonus de famille : d = √( 1,5 × (Δeco² + Δsouv²) ), le facteur 1,5 compensant l'axe manquant pour que les distances restent comparables. Ces candidats n'entrent pas non plus dans l'« étendue politique ».
Exemple (données réelles) : Lisnard (droite ; 8,5 ; 5,5), Hollande (gauche ; 4 ; 8), Mélenchon (gauche radicale ; 1 ; 3).
| Paire | Δeco | Δsouv | Δfam | d | calc |
|---|---|---|---|---|---|
| Lisnard – Hollande | 4,5 | 2,5 | 4,44 | 6,80 | 0,28 |
| Lisnard – Mélenchon | 7,5 | 2,5 | 6,67 | 10,34 | 0,05 |
| Hollande – Mélenchon | 3 | 5 | 2,22 | 6,24 | 0,34 (gauche et gauche radicale ne sont pas voisines : les écologistes sont entre les deux) |
Compatibilité moyenne de la coalition : (0,28 + 0,05 + 0,34) / 3 ≈ 22 / 100. À l'inverse, Philippe – Attal (familles voisines, axes presque identiques) atteint 100, et Le Pen – Zemmour (même famille) 87.
Les propositions, deuxième composante
Les tags de propositions (voir la section « Tags de propositions » plus bas) servent aussi à mesurer la compatibilité. Pour une paire, on regarde les tags comparables : ceux que les deux candidats renseignent.
- Accord : même sens (ou même tag binaire chez les deux). Friction : sens opposés.
- Chaque accord ou friction est pondéré par la confiance de la position la moins sûre : 1 pour une proposition explicite, 0,5 pour une position déduite du programme.
propositions = accords / (accords + frictions), calculé seulement si la somme pondérée atteint 2 ; en dessous, la composante est absente.
Exemple : A et B renseignent 7 tags en commun, tous dans le même sens → propositions = 1. A et C ne partagent qu'un tag → composante absente, la compatibilité reste celle des axes.
5. Le vote communautaire : combiné, mais jamais fondu
Sur chaque paire, les visiteurs peuvent voter « compatibles » ou « incompatibles » (1 vote par paire et par jour, voir la page Mentions). Tant qu'une paire a moins de 20 votes, la composante est absente ; à partir de 20 votes, communauté = oui / (oui + non).
Comment les trois composantes se combinent
La compatibilité affichée est la moyenne pondérée des composantes disponibles, avec des poids renormalisés : axes 0,55 · propositions 0,25 · communauté 0,20.
| Composantes disponibles | Formule |
|---|---|
| axes seuls | compat = axes |
| axes + propositions | 0,6875 × axes + 0,3125 × propositions |
| axes + communauté | 0,7333 × axes + 0,2667 × communauté |
| les trois | 0,55 × axes + 0,25 × propositions + 0,20 × communauté |
Exemple : axes = 0,59, 7 accords et 0 friction (propositions = 1), 30 votes « compatibles » et 10 « incompatibles » (communauté = 0,75) → compat = 0,55 × 0,59 + 0,25 × 1 + 0,20 × 0,75 ≈ 0,72.
Pourquoi les trois restent visibles séparément : le calcul des axes est reproductible et sourcé ; les propositions dépendent de ce que chaque candidat a publié ; le vote communautaire est une opinion, manipulable en théorie malgré l'anti-spam. Les mélanger sans le dire reviendrait à faire passer un avis pour une mesure. Dans le détail de chaque paire, vous voyez toujours les trois nombres, le nombre d'accords et de frictions, et le nombre de votes. La bulle de chaque lien chef → soutien détaille la part de chaque facteur.
6. Les mini-jauges
Calculées dans votre navigateur, à partir des fiches (sauf le compteur « Communauté », tenu par le serveur) :
| Jauge | Calcul |
|---|---|
| Compatibilité moyenne | Moyenne des compatibilités de toutes les paires de la coalition |
| Âge moyen | Moyenne des âges au jour de la consultation |
| Étendue politique | Écart entre la famille la plus à gauche et la plus à droite (« largeur de l'arc ») ; les candidats « Hors clivage » sont affichés à part, hors de l'arc |
| Communauté | « Validée N fois » : nombre de fois où la coalition a été validée (au plus une fois par connexion et par jour : bouton « Je valide », partage ou 👍, voir section 11), dont cette semaine ; en petit, « essayée N fois » (restée 10 secondes inchangée). « Tendance » si le compteur de la semaine atteint au moins 10 et le 90ᵉ centile des compteurs de la semaine |
6 bis. Le mode « Par les idées »
Au lieu de partir des candidats, on part de 3 à 5 propositions (avec leur sens). Parmi les candidats sondés qui portent au moins l'une d'elles, l'atelier passe en revue toutes les coalitions possibles de 2 à 5 membres, avec chaque choix de chef·fe de file, et retient les trois meilleures selon :
couverture = Σ idées portées / nombre d'idées // portée par le chef : 1 ; par un soutien : 0,8
score = couverture × poids // le poids de la section 3
score ×= 0,5 si un membre s'oppose à l'une des idées (sens contraire)
Chaque proposition affiche ses membres, son poids, les idées couvertes et manquantes, et les oppositions internes. Le lien de partage reprend les idées choisies.
7. Ce que Concorde n'est pas
- Pas un sondage. Personne n'a été interrogé sur ces coalitions. La mention « Simulation — ce n'est pas un sondage » est affichée en permanence à côté de la jauge.
- Pas une prédiction. Le poids théorique est un ordre de grandeur pédagogique, pas un pronostic de résultat.
- Pas une mesure des reports de voix réels. Ceux-ci dépendent du contexte, des consignes de vote et de la campagne.
- Pas un classement de « bons » et « mauvais » candidats. Les axes décrivent des positions, pas des qualités.
- Pas un site d'opinion. Aucune coalition n'est mise en avant par l'éditeur ; les tendances éventuelles reflètent uniquement ce que les visiteurs composent.
8. Limites connues
- Une moyenne brute de sondages est fragile quand peu d'enquêtes sont publiées : un seul sondage atypique pèse lourd. Le nombre de sondages pris en compte est affiché.
- Le choix du scénario principal est un jugement éditorial. Un autre choix donnerait des scores légèrement différents.
- Deux axes ne résument pas une offre politique. Les questions de société, d'écologie, de sécurité ou d'institutions ne sont pas modélisées et peuvent rendre deux candidats « proches » sur nos axes beaucoup moins compatibles en réalité.
- La compatibilité est symétrique, alors que les reports de voix ne le sont pas (les électeurs de B peuvent suivre A sans que l'inverse soit vrai).
- Les poids 0,55 / 0,25 / 0,20 et les bonus de famille (0,10 / 0,05) sont des paramètres choisis pour leur lisibilité, pas estimés statistiquement.
- La couverture des tags est inégale : de 0 à 15 propositions sourcées selon les candidats. Une paire peu documentée aurait l'air « compatible avec tout le monde » si on comptait ses rares accords : d'où le seuil de 2 tags comparables, et la renormalisation des poids quand la composante manque, qui évite de pénaliser un candidat parce qu'il a publié moins.
- Le mode « Par les idées » classe les coalitions par couverture × poids, ce qui favorise mécaniquement les candidats les mieux sondés ; la pénalité d'opposition (× 0,5) est un choix de lisibilité.
- Le vote communautaire reflète les visiteurs du site, pas la population. L'anti-spam (1 vote par paire et par jour, par appareil) limite mais n'empêche pas un vote organisé.
- Les photos et les fiches viennent de Wikidata et Wikimedia Commons ; des erreurs ou retards de mise à jour sont possibles. Signalez-les via le contact de la page Mentions.
- Période d'embargo : la veille et le jour de chaque tour, tous les chiffres issus de sondages sont masqués (voir Mentions). Le site reste consultable sans jauge de poids.
9. Reproduire les calculs
Toutes les données (fiches, placements sourcés, sondages avec leurs mentions) sont publiées en JSON dans le dépôt du projet, avec la date de dernière mise à jour. Les formules ci-dessus suffisent pour recalculer n'importe quelle jauge à la main.
10. Mode Gouvernement
Le mode « Gouvernement » n'utilise aucun sondage : il décrit une composition, il ne la note pas. Il existe en deux formats, chacun avec sa propre composition gardée dans le navigateur : complet (Président·e, Premier ministre, 12 portefeuilles et 2 sièges facultatifs) et resserré (Président·e, Premier ministre et 8 ministères : Économie et Finances, Intérieur, Europe et Affaires étrangères, Armées, Justice, Éducation et Jeunesse, Santé et Solidarités, Transition écologique et Énergie). Les indicateurs portent sur les sièges du format affiché ; les suggestions ne proposent jamais de ministère absent du format. Ses indicateurs sont calculés dans votre navigateur à partir des fiches (Wikidata / Wikipédia) :
| Indicateur | Calcul |
|---|---|
| Cohérence politique | Sur les seuls membres politiques placés sur l'arc gauche-droite : 100 × (1 − écart moyen de familles entre toutes les paires / écart maximal possible). Deux membres de la même famille donnent 100, extrême gauche + extrême droite donnent 0. « — » sous deux politiques ; les « Hors clivage » sont comptés à part. |
| Parité | Part de femmes parmi les personnes assises. Vert quand l'écart femmes / hommes ne dépasse pas un siège (c'est le seul indicateur avec une cible, parce que la loi en fixe une aux gouvernements). |
| Âge moyen | Moyenne des âges au jour de la consultation, sur les dates de naissance connues. |
| Renouvellement | Part des personnes dont aucune fonction, en cours ou passée (fiche roles, et fonctions Wikidata P39 de chaque personne : data/past-positions.json, ou au placement pour les personnes ajoutées via Wikipédia), ne contient « ministre » ou « secrétaire d'État ». |
| Société civile | Part des personnes qui ne sont pas des personnalités politiques : ni candidats, ni « Politiques » du vivier (ministres ou secrétaires d'État, en poste ou anciens, d'après Wikidata P39 ; quelques nominations récentes absentes de Wikidata sont signalées à la main), ni profil Wikidata politique (occupation « personnalité politique », mandat électif). |
| Profils cohérents | La personne convient au portefeuille par son expérience ou par son métier. Expérience : l'une de ses fonctions, en cours ou passée, contient l'un des mots-clés positions du portefeuille (data/portfolios.json : « affaires étrangères », « chef d'état-major des armées », « préfet de police », « directeur général de la Santé »…) — un ancien ministre des Affaires étrangères est cohérent aux Affaires étrangères. Métier : l'un des domains du portefeuille apparaît comme mot entier dans l'une de ses fonctions (casse, accents et marques du féminin ou du pluriel ignorés) : « médecin urgentiste » convient à la Santé par « médecin », mais « rédacteur en chef » n'est pas un « acteur » ni « directrice d'école primaire » un « maire ». Quelques faux amis sont neutralisés (« secrétaire général » ne fait pas un général, « pilote automobile » pas un pilote militaire). Le badge donne la raison au survol (« Ancien ministre des Affaires étrangères », « Métier : médecin »). Indicatif : il récompense l'expertise, il n'interdit rien, et la présidence n'est pas comptée. |
Sièges : 14 sièges (présidence, Premier ministre, 12 portefeuilles) et 2 sièges facultatifs toujours visibles (Numérique & IA, Sports) ; ils comptent dès qu'ils sont occupés.
Suggestions (onglet du vivier, seulement quand on les demande : « Suggérer », ou « Suggérer pour ce siège » sur un siège vide armé ; rien n'est placé sans action, lib/gov/suggest.ts). Pour chaque siège vide, chaque personne du vivier non placée (candidats, politiques, société civile) reçoit :
| Critère | Points |
|---|---|
| Profil cohérent pour ce portefeuille | +40 par l'expérience, +25 par le métier (règle ci-dessus) |
| Cohérence avec le Président et le Premier ministre choisis | 0 à 25 = 25 × compatibilité calculée moyenne (axes et familles, section 5) avec ceux des deux qui sont politiques, quand la personne est candidate ; 12,5 (neutre) sinon |
| Parité | +10 au genre sous-représenté quand l'écart femmes / hommes des sièges pourvus atteint 2 |
| Notoriété | 0 à 15 : rang dans un palmarès (1ᵉʳ → 12, 50ᵉ → 2), fonction (5), candidature (6) ; +5 si le Gouvernement des Français la place à ce siège |
| Diversité | −10 si son domaine occupe déjà 3 sièges ou plus |
Les meilleures paires (siège, personne) sont retenues d'abord ; une personne n'est suggérée qu'une fois, 3 par siège (« Autres idées » montre les suivantes). Chaque suggestion affiche ses raisons en clair. Aucune préférence de camp n'est codée : la cohérence suit le Président et le Premier ministre que vous avez choisis ; sans eux, les suggestions ne reposent que sur le profil, la parité, la notoriété et la diversité. « Compléter avec les suggestions » remplit les sièges vides avec la première suggestion de chacun, après confirmation (Annuler pendant 5 secondes). À données égales, les suggestions sont toujours les mêmes.
Garde-fous des personnes ajoutées via Wikipédia : seules les personnes humaines, vivantes, majeures et françaises ayant un article Wikipédia FR peuvent être trouvées, placées, comptées ou affichées. Française : nationalité Wikidata P27 = France, ou description Wikipédia « français(e) ». Majeure : date de naissance au jour près et 18 ans révolus, ou date connue seulement au mois ou à l'année si cette année est au plus l'année en cours moins 19 (la personne a alors 18 ans quel que soit son jour de naissance) ; une date plus vague (décennie) ne suffit pas. La même règle s'applique côté serveur à la recherche, à la fiche, aux liens et images /g/… (une personne refusée y apparaît comme un siège vide) et aux comptages ; une liste d'exclusion éditoriale (data/exclusions.json, retrait sur demande) s'y ajoute ; une personne déjà dans le vivier est reconnue par son identifiant Wikidata (une seule fiche par personne). La recherche travaille sur les noms, pas sur les métiers : elle interroge les titres Wikipédia (début du titre et mots du titre) et les personnes françaises vivantes de Wikidata, puis classe d'abord les noms qui contiennent tous les mots tapés, ensuite par notoriété (nombre d'articles Wikipédia dans toutes les langues). Les photos des personnes ajoutées proviennent de Wikimedia Commons avec leur crédit (auteur, licence), récupéré au moment du placement ; sans licence réutilisable, des initiales sont affichées.
Ordre des listes du vivier (lib/gov/order.ts) : aucun chiffre n'y est affiché, seulement un ordre, rappelé en une ligne sous les onglets.
| Onglet | Ordre |
|---|---|
| Candidats | Intentions de vote, comme le tri « Intentions de vote » de Coalition : moyenne des sondages des 30 derniers jours (section 1), décroissante ; candidats sans score à la fin, de gauche à droite ; égalités par nom. Pendant l'embargo (FREEZE), de gauche à droite. |
| Société civile (chaque domaine et « Tous »), Politiques | Popularité décroissante : consultations de l'article Wikipédia FR sur les 60 derniers jours (API Wikimedia, la même que celle de la recherche ; quand les tout derniers jours ne sont pas encore calculés, le total est ramené à 60 jours à partir d'au moins 50 jours connus). Repli : nombre d'articles Wikipédia dans toutes les langues (sitelinks Wikidata) dès qu'une personne de la liste n'a pas de consultations — une liste n'est jamais triée sur deux mesures mélangées. Égalités : l'autre mesure, puis le nom. Mesures relevées par la synchronisation des données, une fois par semaine, et datées (« relevé le … »). |
| Tendances | Voir ci-dessous. |
Onglet « Tendances » du vivier (lib/gov/trending.ts) : les personnes les plus placées dans les gouvernements validés sur les 30 derniers jours (même comptage que le Gouvernement des Français : un gouvernement par connexion et par jour, seulement à la validation), tous sièges confondus (avec le siège où chacune est le plus souvent placée) ou siège par siège. Une personne placée moins de 2 fois sur la période n'y figure pas. Sous 50 gouvernements validés sur la période, l'onglet n'affiche aucune liste mais le nombre atteint (« 12 sur 50 ») et une invitation à valider le sien : une liste tirée de quelques gouvernements se lirait comme un verdict. C'est le classement des joueurs, pas un sondage, et l'onglet le dit.
« Gouvernement des Français » : la personne la plus souvent placée à chaque siège dans les gouvernements validés par les visiteurs (bouton « Valider mon gouvernement », ou partage, une fois la présidence, Matignon et 6 portefeuilles pourvus ; un comptage par connexion et par jour, jamais pendant la construction). Le seuil est le même dans les deux formats : 6 portefeuilles sur 12 en complet, 6 sur 8 en resserré. Il est donc proportionnellement plus exigeant en resserré, ce qui est voulu : un gouvernement resserré à moitié vide ne dit pas grand-chose, et un seuil unique garde des comptages comparables. Les sièges sont comptés par ministère, quel que soit le format : un Premier ministre placé dans un gouvernement resserré compte pour Matignon comme dans un complet ; les ministères absents du format resserré ne reçoivent simplement rien de ces gouvernements-là. Le classement s'affiche en lecture seule depuis le lien « Gouvernement des Français » de l'atelier (dans le format affiché ; on peut le copier dans le sien) et, par période, dans Tendances. C'est le classement des joueurs, pas un sondage : il reflète qui joue, pas la population.
Images de partage (lien, carré, story) : chaque pastille porte l'initiale du prénom, le nom et le portefeuille, comme sur la table ; la story liste en plus tout le gouvernement dans l'ordre protocolaire (Président·e, Premier ministre, puis les portefeuilles). Les images reprennent quatre indicateurs : cohérence politique, parité, renouvellement (part des personnes jamais ministres) et âge moyen, calculés exactement comme ci-dessus. Si la photo d'une personne ajoutée via Wikipédia ne répond pas à temps, ses initiales la remplacent et l'image n'est gardée en cache qu'une minute, pour que la suivante ait la photo.
11. Tendances et classement
La page Tendances et le bandeau « En ce moment » de l'accueil montrent ce que les visiteurs valident. C'est le classement des joueurs, jamais un sondage : ces chiffres reflètent qui joue sur le site, pas l'opinion des Français, et un camp mieux représenté parmi les joueurs y pèse davantage.
Ce qui est compté
Uniquement des compteurs agrégés par jour, sans aucune donnée personnelle. Composer ne suffit pas : une coalition qu'on essaie en tâtonnant ne doit pas gonfler les chiffres. Deux niveaux :
- « Essayée » (signal faible, passif) : une coalition d'au moins 2 membres restée inchangée 10 secondes dans l'atelier. Elle n'alimente que la rubrique « Les plus essayées » et la mention discrète « essayée N fois » de la carte Communauté.
- « Validée » (signal fort, explicite) : le bouton « Je valide cette coalition » (sous le défi), toute action de partage (télécharger l'image, copier le lien, réseaux, partage natif) ou un 👍. Tout le reste en dépend : classement, « Top coalitions », les plus placés, paires, alliances surprises, « En ce moment » sur l'accueil et le compteur « Validée N fois ». Une coalition modifiée après sa validation peut être validée à nouveau (« Valider à nouveau ») : c'est une autre coalition.
| Compteur | Quand |
|---|---|
| Coalition essayée (avec son chef de file, et sans chef) | ≥ 2 membres inchangés 10 secondes |
| Coalition avec son chef de file, chef de file | La coalition est validée |
| Coalition sans chef (« Validée N fois »), personnes placées, paires de membres | Mêmes moments, quand le compteur « Validée N fois » compte |
| Idées choisies | Mode « Par les idées », au moins 3 idées, inchangées 4 secondes |
| Gouvernement : composition, personne placée, siège × personne | Quand le gouvernement est validé : bouton « Valider mon gouvernement » (Président, Premier ministre et au moins 6 portefeuilles pourvus) ou toute action de partage une fois ce seuil atteint ; jamais pendant la construction. Une même composition validée compte une fois par connexion et par jour ; modifiée après validation, elle peut être validée à nouveau. |
| 👍 | À chaque pouce donné ou retiré (un pouce donné valide aussi la coalition) |
Anti-spam : chaque objet (une coalition avec son chef, une idée…) compte au plus une fois par connexion et par jour. La connexion est reconnue par une empreinte HMAC(sel du jour, adresse IP + objet) : le sel du jour est lui-même dérivé d'un secret serveur (HMAC(secret, date)), le navigateur (user-agent) n'y entre pas, et l'adresse IP n'est jamais conservée. Les empreintes du jour sont effacées après 24 heures. S'y ajoutent une marque dans le navigateur, une limite de 30 requêtes par minute et un plafond de 200 actions par jour et par connexion. Le 👍 garde une empreinte (secret serveur, IP + coalition) tant que le pouce existe, pour pouvoir le retirer ; elle est supprimée au retrait.
Le classement des coalitions
Une coalition est classée avec son chef de file (Glucksmann menant Hollande et Tondelier n'est pas Hollande menant Glucksmann et Tondelier). Sur la période choisie (7 jours, 30 jours, depuis le début) :
n = validations sur la période
k = 👍 (tous, plafonnés à n)
wilson = borne basse de l'intervalle de Wilson à 95 % pour k succès sur n essais
= ( p + z²/2n − z·√( p(1−p)/n + z²/4n² ) ) / ( 1 + z²/n ), p = k/n, z = 1,96
score = wilson × log10(1 + n)
- La borne basse de Wilson est une part de 👍 « prudente » : 3 pouces sur 3 validations classent moins haut que 80 sur 100, parce qu'un petit échantillon peut être un hasard.
- Le facteur log10(1 + n) récompense la popularité sans l'écraser : 10 fois plus de validations n'ajoutent que 1 au facteur.
- Une coalition validée moins de 3 fois sur la période est « non classée ». Égalités : validations, puis 👍, puis ordre alphabétique.
- Le mouvement (▲3, ▼1, « nouveau ») compare le rang des 7 derniers jours à celui des 7 jours précédents. La carte Communauté de l'atelier affiche ce rang sur 7 jours (« #12 cette semaine »).
- Jamais de classement par poids ni par « en tête du 1er tour » : le poids affiché à côté de chaque coalition est une information, pas un critère. Pour qu'un seul camp ne monopolise pas la page, la vue par défaut montre les 3 premières coalitions par famille du chef de file (gauche : extrême gauche à gauche ; centre : centre gauche à centre droit ; droite : droite à extrême droite ; hors clivage), et l'accueil montre un premier par famille plutôt qu'un seul gagnant.
Les autres rubriques
| Rubrique | Calcul |
|---|---|
| Les plus placés | Nombre de fois où une personne est placée dans une coalition, choisie comme chef de file, placée au gouvernement (avec le siège où elle l'est le plus souvent) |
| Alliances | Paires de membres les plus fréquentes, avec leur compatibilité calculée (section 4, axes et propositions, sans le vote communautaire). « Alliance surprise » : paire validée au moins 3 fois dont la compatibilité calculée est inférieure à 40 / 100 |
| Au fil du temps | Compositions comptées par jour, coalitions et gouvernements, sur une même échelle |
| Plus fortes progressions | Validations des 7 derniers jours moins celles des 7 jours précédents, pour les coalitions validées au moins 3 fois cette semaine |
| Les plus essayées | Coalitions (avec leur chef de file) le plus souvent restées 10 secondes inchangées dans l'atelier. Signal faible : n'entre dans aucun classement |
| Idées | Nombre de fois où chaque idée (avec son sens) a été choisie |
| Gouvernement des Français | La personne la plus placée à chaque siège sur la période (à partir de 3 gouvernements) |
| Tendances du vivier (atelier Gouvernement) | Les personnes les plus placées sur les 30 derniers jours, tous sièges ou par siège, à partir de 50 gouvernements validés sur la période (section 10) |
Ce que ce n'est pas
- Pas un sondage : aucun échantillon, aucun redressement ; les joueurs ne représentent qu'eux-mêmes.
- Pas une mesure de popularité des personnalités : être « le plus placé » dit ce que les joueurs essaient, pas ce qu'ils approuvent.
- Pas infalsifiable : l'anti-spam limite un vote organisé sans l'empêcher (une même connexion partagée par plusieurs personnes compte pour une).